Dans des posts précédents, j’ai noté que l’excès de mortalité du au Covid-19 était 43 % plus élevé chez les électeurs républicains que chez les électeurs démocrates, et que les Américains se considérant « libéraux » avaient beaucoup plus confiance dans les scientifiques au sujet du cancer que les personnes « très conservatrices ». On s’attendrait à ce que les taux de couverture vaccinale chutent avec la désinformation sur les vaccins pratiquée par Trump et son secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, Kennedy. La bonne nouvelle est que, pour l’instant, ce n’est pas le cas.
Fin janvier 2026, après un an de présidence Trump, la couverture vaccinale contre la grippe aux États-Unis chez les personnes de 18 ans et plus a augmenté de 2,7 points par rapport à la même date en 2025 : 46,2 % contre 43,5 %. Cela inverse la tendance après deux années de baisse (45,5 % en 2023, 44,6 % en 2024).
On observe une résurgence de la rougeole dans le pays. Toutefois, étant donné le caractère hautement contagieux de la rougeole, cela est dû à une baisse très limitée de la couverture moyenne nationale du vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) depuis quelques années (la baisse de la vaccination et la hausse des cas varient selon les comtés). La couverture nationale est passée de 95,2 % pour l’année scolaire 2019-2020 à 92,7 % en 2023-2024. La baisse pour 2024-2025, qui inclut six mois de présidence Trump, n’est que de 0,2 point, pour atteindre 92,5 %. Kennedy accusant le vaccin ROR de provoquer l’autisme, cette diminution est remarquablement limitée.
Il est malheureusement probable que les couvertures vaccinales diminuent aux États-Unis dans les années à venir, mais il ne s’agira pas de l’effondrement que l’on pouvait craindre. La confiance dans les vaccins résiste à la désinformation de l’administration Trump.
Références :